Esclave : qui est de condition non libre, qui est sous la puissance absolue de quelqu’un, qui subit la domination de
quelque chose, qui se soumet servilement aux volontés d’une autre personne.
La pratique de l’esclavage n’a nullement été abolie mais modernisée. Oui, tu es esclave, nous sommes tous esclaves ! La forme est
certes nuancée mais le fond reste immuablement le même. Tous enchaînés, uniquement bons à servir les puissants qui gouvernent ce monde,
on ne sait trop de quel droit.
De quel droit ?
De quel droit un être humain peut-il se prétendre être au-dessus des autres et diriger leur vie ? Au nom de quoi les êtres humains doivent-ils se soumettre à la pseudo-supériorité d'un seul d'entre eux, ou d'une poignée d'entre eux ?
La démocratie ? Parlons-en !
Démocratie : une forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.
Et qu’est-ce que la souveraineté ? L’autorité suprême
!
Le peuple fait-il autorité en ce monde ?
Ce monde est-il le reflet de la volonté profonde du peuple ? Non.
Alors, nous ne sommes absolument pas en démocratie mais bel et bien en dictature.
Une dictature dissimulée derrière un vicieux déguisement : le vote, illusion machiavélique de liberté.
Car libre... Tu crois que tu l'es. Tous croient qu’ils le sont, nul ne l’est.
Libre : qui agit à sa guise, sans être soumis à une contrainte, qui a le pouvoir de décider, qui ne subit
aucun pouvoir tyrannique…
Mais
encore : qui peut disposer de son temps.
Or, les humains n’ont pas d’autre choix que d’obéir à des règles qui leur sont imposées.
La première étant ce « devoir de voter » par lequel les esclaves contemporains sont tenus de désigner eux-mêmes leurs
Maîtres. Un comble !
Pourquoi faut-il élire un Maître ?
La seconde étant de «
gagner sa vie »…
Car, sans argent, un humain ne peut
pas vivre ! Outrage à la Vie !
Et pendant que les humains se tuent au travail contre un salaire, de survie pour la plupart, et jusqu’à l’aube de la fin que l’on
sait, les Maîtres trônent à leur guise, investissent le fruit du labeur de leurs esclaves dans des instruments de mort et remplissent leurs comptes bancaires…
Maître : celui qui gouverne, qui dirige, qui commande.
Mais encore : celui qui a des domestiques.
N’est-ce pas inadmissible de voir ce que des poignées d’hommes successives ont fait de l’humain et de la vie ? Tous deux
emprisonnés dans un système qui dénie la vie dans son essence même et bafoue le droit le plus légitime : le droit à la liberté !
Une prison que les grilles dorées par le conformisme maquillent en progrès de la condition humaine. Mais quelle cohérence et quel
sens y-a-t-il à s’user ainsi pour une maison, une voiture, de jolis habits, de beaux meubles, des canapés cuirs assortis aux rideaux et autres objets futiles que nul n’emportera dans sa tombe ?
Et ceux qui se vautrent dans le luxe sont-ils si aveuglés pas leurs lingots qu’ils en oublient la faucheuse contre laquelle aucune fortune ne peut rien ?
Cette vie ainsi hiérarchisée, politisée, règlementée et tributaire d’un État esclavagiste, est indéfinissablement
sordide.
Ce n’est pas cela la vie ni la liberté.
Cette société, de par son fondement sur le principe de domination par l’enchaînement et ce, à tous les niveaux, est le poison de
l'existence auquel tout humain est contraint de s'abreuver. Pourtant, seuls ces humains peuvent la changer : sans eux, sans leur
contribution, ce système ne pourrait pas fonctionner. La vie est-elle si insignifiante pour l’espèce humaine qu’elle l’abandonne à un bout de papier sans même y penser ?
N’est-ce pas insupportable que de ne pas avoir l’ombre d’une alternative à l’Irrationnel ?
Autrefois, l’insoumis mourrait pendu sur la place publique.
Aujourd’hui, il meurt de faim ou pendu de son propre chef !
« Mais que faire ? » demanderas-tu...
Passe sous une douche glaciale et pose ta main
sur ta poitrine pour sentir les battements de ton cœur dans le silence et prends conscience que c’est le chronomètre de ta vie, comptant à rebours le temps qu’il te reste sur cette
terre…
Et s’il n’avait plus que dix
jours au compteur… ?
Comme le ferait la plupart d’entre nous, celui qui apprend qu’il ne lui reste qu’un mois à vivre, tourne le dos à
«cette vie» pour vivre « LA vie », le temps qu’il lui reste…
Pourquoi faudrait-il l’annonce d’une mort imminente pour briser nos chaînes
?
Auteur : Z
Les définitions proviennent du dictionnaire
Merci à toi pour le coeur que tu as mis dans ton commentaire.
Qu'est-ce que la Vie... La question qui tue...
D'ailleurs, je me tâtais tout à l'heure, mais je crois bien que je vais démarrer ma rubrique de questions par celle-ci.
Je ne manquerai pas de prendre connaissance de ton tiroir secret Moâ.
Bises à toâ.
Honnêtement, il n'y a que du Z là-dessous. J'ai griffonné le document dont j'ai tiré ce texte bien avant de découvrir l'Oeuvre de Proudhon en laquelle je trouve, par contre il est vrai, de nombreux points communs avec mes propres analyses et ressentis de la Société.
Mais il les exprime avec une excellence que je ne saurais égaler !
Apprivoiser la Liberté ? Etrange conception. Si tu veux bien développer ton idée...
Dans l'histoire du Lamaïsme, il y a un personnage révolutionnaire qui a mis à mal le système en Inde. Il disait que les hommes de pouvoir sont des mangeurs de têtes et de coeurs... (Clin d'oeil à toi)
Peut-être un jour...
Ou bien s'agit-il juste d'un constat que tu poses ici ?
Bise à toi aussi.
Salut à toâ Moâ !
Eh bien confidence pour confidence, chaque jour nouveau je souhaite à tout humain et tout autre animal de vivre en liberté, enfin... (Clin d'oeil à toâ)
Merci pour ta sympathie et tes récurrentes pensées à mon endroât.
T'embrassant...
Et consens-tu à partager ce que tu as ressenti ?
Ainsi que les réponses de ton for intérieur ?
Evidemment tu peux dire non...
Ta réponse à Cupidon m'intéresse... Accepterais-tu de la développer, en ton nom ?
En outre, qu'entends-tu par "des Maîtres aux Maîtres, des esclaves aux esclaves" très exactement ?
Un homme déboussolé est une proie facile pour une louve (clin d'oeil).
Et ... plus encore...
Ce " Justement " et les points de suspension qui s'ensuivent sont un début de réponse.
Mais sujets à de multiples interprétations, je t'invite à en préciser le sens si tu veux bien.
Merci pour ton intervention qui donne matière à deux questionnements :
D'abord, " être totalement libre " s'exprimerait comment selon toi ?
Ensuite, à ton sens, pourquoi ne le " peut-on " pas ?
Je t'adresse ces interrogations mais il va sans dire que j'invite tout un chacun à partager son point de vue.
Ceci étant, les premières libertés à prendre sont en effet celles qui relèvent de son espace privé...
Bienvenue à toi sur Indomestique.
Je préfère l'idée de ta tombe à celle de ton lit...
Et bienvenue sur Indomestique.
S'excuser, littéralement se pardonner à soi-même, est une des choses les plus difficiles à faire...
(Remarque taquine, rien d'autre... Je précise)
L'élégance ou non de la formule est hors propos. Je t'ai simplement donné réponse à ta question. Franchement, je ne sais pas quoi dire si ce n'est que je trouve dommage que tu sois resté dans cet "inconfort mental" aussi longtemps...
Mais tu sais, dans le fond, je préfère qu'on ne dise rien et qu'on y réfléchisse plutôt que l'inverse... Même si, évidemment, ce genre de commentaire m'apporte.
Tu prends une douche souvent ?
Cela dit, ce n'est pas mon manifeste mais seulement un fragment. Autrement dit, il y en aura d'autres.
Je te refais deux bisous !
Je suis ravie de t'apercevoir par ici...
Esclave du système et de nous-mêmes aussi, oui je te rejoins sur cette idée.
C'est d'ailleurs pour quoi je distingue toujours les libertés qui ne dépendent pas que de soi et celles qui ne dépendent que de sa propre volonté, notamment dans la vie privée. Pour renverser les choses, il faudrait commencer par reconquérir ses libertés individuelles là où on est les seuls décisionnaires...
Bacio a te !