Texte du narrateur
Dans un monde noir et blanc, seules les étoiles sont en couleurs.
Si les enfants veulent tous devenir astronaute c'est pour se barrer de cette Terre où ils devront vivre toute leur vie. Ensuite, ils
grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5.5 en Maths. Écoutent du Black Métal et vomissent la bière vendue par pack de trente. Ils se haïssent eux-mêmes sans trop savoir pourquoi. Le lycée
leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope et du suicide. Ceux qui auront leur bac se ruineront en Malibu-Coca.
Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin. Ils voient un peu mieux l'avenir, parce-qu'il n'y en a pas. Ils se psychanalysent eux-mêmes
découvrant que tout ça, ce n'est peut être pas seulement de leur faute. Alors, on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool. Ils achètent des
T-shirt avec des étoiles rouges et trouvent le mot Révolution très beau. Ça ressemble à Revolver, mais surtout à Évolution. Ils arrêtent de manger du Mac Do, refusent d'être
français, ne regardent plus la météo, de toute façon demain, il pleuvra.
Le doute se mêle à leurs tentatives, vaines forcément.
Pourquoi refaire le monde, puisqu'il va péter ?
Et puis, ils se rendent compte que boire une bière fraîche avec une belle brune ce n'est pas si mal. Le regard d'une fille vaut mieux qu'un
combat perdu d'avance. L'amour pas la guerre, ce genre de conneries. On emmerde une dernière fois la société, on revend son poster du Che. Cette fille devient notre femme, la bière fraîche
devient votre bide. On s'entasse dans un meublé qu'il faudra payer. Un boulot et puis une bagnole avec l'ouverture centralisée et la clim en option. On économise pour Noël et un peu de soleil à
la plage. On devient gros, moche, aigri. Les petits cons arrêtent de jouer dans notre pelouse et on se souvient qu'avant on avait des projets, on se souvient...
On était jeune, plein d'idées, tout ça pour rien, parce que maintenant on attend comme tout le monde son abonnement au programme
télé.
Alors, avant de mourir, on va voir son petit fils…
Il veut devenir astronaute.
« Deviens-le c’est ta seule chance ! »
Par Pierrick Servais
Source : tapasnocturn.com
Mercredi 7 novembre 2007
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Salut à toi Vinnce !!
Ton passage me fait plaisir et je l'avoue, me soulage aussi.
Tu as de la chance d'en rire, moi ça me fait pleurer ces gens là.
A bientôt... Je te prends au mot !
Zazou,
Quand j'ai lu ce p'tit mot, je me suis empressée d'aller le lire et tu connais la suite...
Aussi me contenterai-je de te redire merci pour le partage de cet écrit dont tu m'honores.
Bise à toi.
Rire...
Qui "on" ?
Z sourire malicieusement à Fred.
Salut à toi Maud !
Touchée par ton passage...
N'est-ce pas Mamie Cool !
Il fait même froid dans le dos...
Merci à toi rose bleue pour t'aventurer sur Indomestique.
Faut jeter la télé... Plus de télé, plus de ronron...
Bise à toi Arc-en-ciel.
Salut à toi Microbe !
Oui c'est là le reflet de la médiocrité de la plupart de nos existences.
Que faire ? Commencer par le refus de tout ce qu'il est possible pour chacun de rejeter, la propagation de la volonté de vivre autrement et la concertation entre individus dans cette dynamique pour des échanges constructifs... ou plus si affinités...
Salut à toi doc-lecter,
La question de fond que tu poses n'est pas sans réponse. Les gens à qui cette existence convient y répondront oui. Ceux qui n'acceptent pas de vivre ainsi y répondront par la négative...
Toi, tu fais partie desquels ?
Merci pour avoir laissé une trace de ton passage et bienvenue sur Indomestique.
Salut à toi Sérénité !
C'est une agréable surprise que de lire ici quelques lignes de ta main.
La tournure de ton "aveu" m'arrache un sourire car " très différent " c'est le moins que l'on puisse dire !
Mais en effet, dans le fond, notre message à l'une et l'autre tient finalement à la recherche d'une... " sérénité "...
Et puis les différences ne sont-elles pas des sources de richesses ?
Sache que je suis touchée que tu sois venue te faire écarquiller les yeux un p'tit coup (clin d'oeil).
Merci à toi pour la sympathie que tu me voues.
Je t'embrasse.
Salut à toi Félin Sauvage !
C'est un condensé du chemin existentiel qui fait peur en effet...
Ne pas oublier... Ne pas s'oublier...
amitié
le rital