Salut à toi


Avertissement :
La teneur de certains documents
 peut être brutalisante.


Précision :
Ce blog et son auteur sont fondamentalement détachés de toute forme de communautarisme.
Les documents pouvant prêter à penser le contraire n'ont ici qu'une vocation unique.
Celle de défendre les libertés.

 
________________________________________
     

Cap sur...

Echos de vous

Propagande

Cliquez ici pour recommander ce blog

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

III.


Je n’ignore point qu’à la première lecture, ma théorie sur l’amour va paraître à beaucoup de personnes tout à fait immorale. Certaines d’entre elles y verront la consécration de la débauche, la légitimité du libertinage, l’excuse de tous les dérèglements.

Mais si l’on veut bien raisonner quelque peu et approfondir la question, on sera d’accord avec moi pour déclarer que l’amour libre, loin d’être une source d’immoralité, deviendra le régulateur naturel de la moralité.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’immoralité ? Pour la définir, il convient de se débarrasser encore une fois de l’atavisme qui nous fait considérer comme loi naturelle tout ce qui n’est que conventions sociales.

Pour moi, l’immoralité, c’est tout ce qui contraint l’individu à des règles purement conventionnelles, c’est tout ce qui entrave l’épanouissement de l’être humain ; c’est au nom de considérations sans valeur pour qui veut bien les approfondir.

L’immoralité, c’est la prostitution - légale ou non - ; c’est le célibat forcé de la femme ; c’est la vente du corps féminin ; c’est la soumission de l’épouse ; c’est le mensonge du mari envers celle qu’il a cessé d’aimer.

Mais l’amour libre ne peut être de l’immoralité puisqu’il est une loi naturelle ; le désir sexuel ne peut être une immoralité puisqu’il est un besoin naturel de notre vie physique.

Si le besoin sexuel est de l’immoralité, il n’y a plus en cas qu’à taxer d’immoralité la faim, le sommeil, en un mot, tous les phénomènes physiologiques qui régissent le corps humain.

Si l’on considère nos mœurs actuelles, quelle source d’immoralité n’y découvre-t-on pas ?
Mariage sans affection où l’homme achète une dot et la femme une situation, adultères de l’épouse et du mari, viol de toutes sortes, ventes charnelles, mensonges de la chair et du cerveau, contrats divers livrant l’ignorante au vieux débauché et la pauvresse à l’exploiteur qui spécule sur sa faim.


Que l’amour libre devienne la règle, il ne pourrait certes y avoir plus d’immoralité qu’il n’en existe. En admettant que la situation ne change point quant au fond, elle aurait au moins le mérite de la franchise quant à la forme.

Mais je suis convaincue, moi, que l’amour libre sera l’affranchissement moral des individus, parce qu’il libérera les sexes des contraintes et servitudes physiques.


Pourquoi croire que l’individu libre serait immoral ?

Il n’y a pas d’immoralité chez les animaux libres. Ceux-ci ne connaissent aucun des désordres physiques qui sont l’apanage de l’homme, précisément parce qu’ils ne s’assujettissent à aucune autre loi que la loi naturelle.

Ce qui crée l’immoralité, c’est le mensonge forcé de l’homme envers les autres et envers lui-même ; et l’amour libre, en libérant l’homme du mensonge, mettra fin précisément aux désordres, aux dérèglements, à la débauche. 

Quand l’homme sera complètement libre, quand il sera régénéré par une éducation meilleure, il trouvera en lui-même l’équilibre naturel de ses facultés physiques et morales et deviendra un être normal et sain.

D’ailleurs, nous avons en nous un sentiment d’instinct qui veille sur nous ; le sentiment de conservation. Quand nous n’avons plus faim, nous ne mangeons plus, parce que nous savons quels inconvénients il en pourrait résulter ; quand la marche nous a lassés, nous avons le bon sens de nous reposer ; quand la fatigue brûle nos paupières, nous savons bien que nous devons dormir. De même, nous trouverons le régulateur naturel à notre vie sexuelle en la dépense sexuelle elle-même.

L’animal obéit à ce sentiment de conservation ; pourquoi l’homme libre lui serait-il inférieur ?
Je ne voudrais pas faire à l’espèce humaine l’injure de m’attacher à cette dernière hypothèse.


Non, le développement intégral de l’être libre, ne saurait être de l’immoralité.
Ce qui est vraiment immoral, c’est de fausser les consciences en faussant les vérités fondamentales de la nature ; c’est d’empêcher l’individu de vivre sainement et fortement au nom de dogmes, de lois, de conventions contraires à l’harmonie et à la beauté de la vie.



Auteure : Madeleine Vernet

Source : marievictoirelouis.net


commentaires (3)    ajouter un commentaire
Voir tous les articles
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus