Salut à toi


Avertissement :
La teneur de certains documents
 peut être brutalisante.


Précision :
Ce blog et son auteur sont fondamentalement détachés de toute forme de communautarisme.
Les documents pouvant prêter à penser le contraire n'ont ici qu'une vocation unique.
Celle de défendre les libertés.

 
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Introduction...


B
ien que le sujet de la sexualité soit rarement abordé au niveau d'une remise en question de fond politique et personnelle, toute notre société semble tourner autour du sexe tabou, du sexe basé sur la domination de l'homme sur la femme et de l'hétéronormalité sur les autres pratiques dites déviantes. Le sexe est présent partout (publicité, cinéma, vie privée...) mais personne n'en parle. Il est omniprésent dans les esprits mais absent de toutes discussions sérieuses. Il est sujet de plaisanteries, lucratif ou asservissant mais les vraies questions ne sont jamais abordées.

Quelle est mon identité sexuelle et sexuée ? Suis-je libre de choisir ma pratique sexuelle ? Mon/ma/mes partenaires ? Quelle importance, quel rôle joue la/ma sexualité dans ma vie ?


Que ce soit dans la société ou dans les milieux alternatifs et libertaires le sexe reste un sujet dont on parle peu. Cette réalité permet tout simplement de ne pas avoir, ni même de se donner les moyens de remettre en cause la dominance de cette idée religieuse et politique du sexe en temps que reproduction des masses à gouverner. Tant que le sexe restera tabou il continuera à participer à ces systèmes de domination et d'exclusion qui lui sont liés.

Nous devons devenir maître-sse-s de nos vies, de nos corps et de nos désirs en oubliant les conventions, les principes et autres aliénations sociales. Personne ne peut choisir à notre place ce que nous désirons mais pour le découvrir réellement il faut se donner les moyens de remettre en cause certaines idées reçues, certains tabous.

Il n'y a pas de pratiques sexuelles déviantes à partir du moment où chaque individu est acteur, actrice et consentent-e, où il n'y a pas de domination physique ou psychologique. Il faut concevoir la sexualité comme un terrain de lutte politique contre la domination, l'asservissement, la norme imposée et imposante... et prendre nos corps et notre plaisir en main !


Le mythe de la fidélité en question...


Dans notre société les relations humaines sont codifiées, quadrillées et établies. Nos actes, nos envies et nos " libertés " sont inscrites en nous dès notre plus jeune âge. Et si nous ne faisons rien pour remettre cet état de fait en question une bonne partie de nos choix nous échappent. Et nous passons à coté de l'existence que nous désirons, celle que nous voulons réellement... pour ne vivre qu'une vie calculée et prédéfinie en rapport à des éléments aussi palpitants que notre niveau social, d'études, notre éducation, ou encore notre culture, etc...


L'amour et les relations sentimentales n'échappent pas à cette règle. Et l'un des seuls choix que nous ayons en ce domaine est de savoir avec qui nous allons finir en couple. Et si possible pour toute la vie. Il semble impossible dans notre société de concevoir une relation sentimentale durable, ou non, en dehors de cette structure rigide. Le couple est accepté et socialement reconnu comme le modèle de vie à deux, hétéro ou homo. Le reste ce n'est pas sérieux, ce ne sont que des amourettes sans lendemain, une simple histoire de cul, une aventure de jeunesse... mais pas l'Histoire, LA rencontre. Il faut trouver sa moitié, avoir la "chance" de rencontrer " l'homme ou la femme de sa vie ". Et tout le monde se charge de vous le rappeler sans cesse.

Le problème n'est pas tant le fait de l'existence même du couple mais bien plus le fait que lui soient associées des notions implicites telles que la fidélité et l'appropriation, l'appartenance mutuelle, l'exclusivité sentimentale et sexuelle, etc. Et tout ce qui va avec : jalousie, tromperie, mensonge, frustrations, violences, domination, etc. Le couple, tel qu'il existe, est une sorte de prison dorée dans laquelle les personnes s'enferment volontairement. Une prison ou l'autre est sous surveillance permanente. Ou les désirs sont contrôlés et étouffés. Ou la répétition du quotidien finit par tuer toute idée de nouveauté, tout sentiment de liberté. Et dans le meilleur des cas l'un-e trompe l'autre pour assouvir ses désirs frustrés, ou simplement pour redonner vie à sa libido moribonde. Car l'autre possibilité est de finir par perdre simplement tout désir.

Impossible de parler à une personne en couple sans que l'autre " moitié " débarque au bout de cinq minutes et vienne tourner autour, ou s'incruster dans la discussion sans autre espèce de gêne. Quand ce n'est pas une agression pure et simple pour réaffirmer sa propriété. Combien de femmes n'existent plus pour les autres hommes à partir du moment où elles sont en couple. Elles ne sont plus des femmes mais " la copine de... ", comme une voiture ou un simple meuble. Et certains vont même jusqu'à s'excuser d'avoir parlé quelques minutes avec une fille auprès de son petit-ami car ils ne savaient pas qu'elle était avec quelqu'un. Comment est-il possible de nier à ce point une personne du simple fait qu'elle soit en couple ? Ce couple qui vous colle à la peau partout où vous allez comme une mauvaise poisse. Vous n'êtes plus que la moitié d'un ensemble qui vous échappe et auquel tout le monde vous rattache sans cesse.

Il est important de tenter de dissocier la notion de couple et la vie sentimentale, personnelle et sexuelle des individus qui le composent. Vivre une relation privilégiée - pour ne pas dire couple - peut être une chose agréable, une sécurité, le partage de projets communs, de la vie à deux. Mais cela n'empêche pas de laisser à l'autre sa liberté. Ne pas essayer de l'enfermer mais bien plus le pousser à continuer de s'épanouir... à l'intérieur comme à l'extérieur de ce couple. Quelle plus grande preuve d'amour que la confiance mutuelle et la liberté partagée ? Laisser l'autre vivre au lieu de le contrôler, le surveiller et finalement l'étouffer.

Pour quelle raison imaginaire le fait d'aimer et/ou de vivre avec une personne donnerait-il le droit de lui interdire le bonheur hors de la sphère du couple ? Quelle folle prétention nous permet de penser que nous sommes capables de combler toutes les envies et de correspondre exactement au bonheur de l'autre. Alors qu'il est déjà tellement difficile de travailler au sien. L'image du couple mythique " jusqu'à ce que la mort vous sépare " ne tient plus la route dans une société ou le bonheur et l'épanouissement individuel prennent une toute nouvelle importance. Il faut reconsidérer la notion même de fidélité qui peut être, bien plus qu'une appropriation du corps et des envies de l'autre, une complicité si forte qu'elle permet de laisser l'autre libre.

Nier et lutter contre ses désirs par fidélité pour l'autre. Refuser de vivre ses envies, d'aller vers les personnes qui vous attirent. Vivre avec des oeillères pour ne plus voir ce monde qui nous entoure et s'y impliquer en toute liberté. Oublions ces vieilles images fausses et gênantes de la fidélité absolue, de la négation de ses envies profondes, de l'oubli de Soi dans le couple... pour vivre nos vies en toute liberté. Liberté de rencontrer, d'aimer et de combler nos désirs. Liberté de partager sans emprisonner. De vivre une relation non-exclusive basée sur la confiance mutuelle.

Pour quelle raison le couple devrait-il être une prison ?



Auteur : Hugh

Source : vegantekno.free.fr

commentaires (8)    ajouter un commentaire
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Commentaires

Quelle position partisane !
A lire cet article on pourrait croire que la pire des choses pour notre humanité est de vivre en couple.
Evidement moi aussi je fustige tous ces gens qui forme un couple pas pour répondre à une inspiration personnelle de partage de communion de connivence et de complicité mais pour circonvenir à une norme sociale.
Mais est ce parce qu'une grande majorité des masses imbéciles plébiscitent un modèle social que ce modèle est mauvais ?
D'un point de vue personnel je ne considère pas la fidélité charnelle comme une preuve d'amour, je trouve même, à partir du moment ou c'est clairement partager avant de partager la relation, que faire l'amour à une autre femme (ou un autre homme dans le cas d'une femme ou d'un homosexuel) que son partenaire amoureux c'est une preuve de la grandeur de mon amour. Oui c'est dire au corps avec qui l'on couche 'regarde tu peux te donner à moi, tout faire pour que nous jouissions ensemble ça n'atteindra pas la cheville de l'amour que j'ai pour mon amoureuse tant ce sentiment est grand, fort et supérieur à tout ce que ton corps peu me donner).
Personnellement je ne considère pas non plus que l'amour pour toujours est une nécessité, s'engager pour un temps fini n'entame rien de l'amour. Il me semble que cette conception de l'amour 'pour la vie' n'est pas au gout du jour. A l'époque ou le mariage c'est mit à célébrer l'amour on était bien souvent vieux et mort quand arrivait la quarantaine, l'amour à la vie à la mort avait un sens. Aujourd'hui que l'on vit deux fois plus vieux la donne à changé à mon sens.
Enfin je dis ça, je dis rien
commentaire n° : 1 posté par : rémy (site web) le: 21/04/2008 13:10:06
sourire
maud
commentaire n° : 2 posté par : rier (site web) le: 23/04/2008 22:29:03
Tituuus est lààààà: http://lemondedekoulou.over-blog.com/article-19017851.html

ah... j'ai écrit un article soigné sur ce sujet...

http://lemondedekoulou.over-blog.com/article-3617971.html
commentaire n° : 3 posté par : Koulou (flegroll) (site web) le: 25/04/2008 19:58:20
Avant tout.... CROCS !!!

Mais avant quoi ? Le sexe; la sexualité, le sexuel d'élite; de couple; en couple; en coupe... !?
Existait-il dans le projet de l'univers un idée de partenariat ? Existait-il dans ces "bon Dieu" de galaxies des êtres "intelligents" qui nous insufflèrent, lors de notre émergence, cette putain de notion de fidélité ? Ou est-ce pour le côté pratique que le "néo sapiens" s'est adjugé une partenaire ?

Bientôt la suite... lol


Bisous, bises, baisers & multi-crocs indécents.................Piotr, Pat & Renard
commentaire n° : 4 posté par : Patrick Godard alias ( Piotr Goradd ) le: 29/04/2008 17:12:07
croc et croc et recroc
viensdonc te faire croquer........
bisous maud
commentaire n° : 5 posté par : clopin (site web) le: 10/05/2008 15:51:50
J'ai eu la chance de ne rencontrer l'homme qui partage ma vie qu'à 30 ans et d'expérimenter auparavant tout ce qui me séduisait avant de choisir.
C'est vrai que j'ai dû supporter pendant des années les remarques insidieuses : "elle ne trouve pas parce qu'elle est trop difficile", "elle doit être lesbienne et se cacher", "elle est frigide", "elle couche avec tout le monde", "elle a un caractère épouvantable"... Bref, tout ce qui pouvait expliquer qu'une fille ni laide, ni stupide ne se trouvait pas d'époux.
Ceci dit, aujourd'hui, j'ai droit à "pourquoi n'ont-ils pas d'enfants ?", "ils sont égoïstes", "ils ont perdu le mode d'emploi", "ils regretteront plus tard", "c'est pourtant l'acomplissement pour une femme !", etc...
La norme, toujours la norme, il est parfois difficile de faire des choix différents, même quand ils ne nuisent à personne. Ces choix terrifient ceux qui s'efforcent désespérément de rester dans "le droit chemin".
Moi, je vois mon couple à la fois comme un port d'attache et le vent dans ma voilure, et, si j'espère qu'il durera encore longtemps, c'est parce que je m'y sens à l'aise.
commentaire n° : 6 posté par : Croco (site web) le: 14/05/2008 07:44:07
En fait, tout est une question de choix.
Perso, j'ai fait le choix d'être fidèle car c'est ce qui correspond le mieux à mon aspiration.

Ce qui est agaçant, c'est la notion de norme comme le dit croco.
Par exemple, la norme d'avoir des enfants et tu es bien placée pour le savoir, norme qu'on te jette à la figure quand on n'en a pas.
Norme du premier rapport sexuel avant 20 ans.
Norme d'être en couple à 25, de l'enfant avant 30...

Tout doit être un choix consenti. Chacun devrait pouvoir vivre comme il l'entend.
commentaire n° : 7 posté par : zazou (site web) le: 17/05/2008 22:52:13
Coucou Z ! un sujet bien intéressant. Personnellement je suis plutôt adepte de la fidélité, c'est question pudeur, s'il n'est pas aisée pour une femme ou un homme de "s'offrir", de se dévoiler, je conçois mal que cela puisse se faire de façon multiple. Non, quand on partage sa sexualité avec un partenaire, il est unique est mieux encore pour un bon bout de temps ! Pas facile de se désahbiller ! et puis la notion de liberté se situe à un autre niveau que celui du corps; dans des couples à possession ,domination, jalousie excessives, l'esprit en souffre plus que le corps, à moins d'être brutalisé, et c'est les deux qui souffre. L'amour, on peut aimer tant et tant de choses, de personnes, intensément, sans pour autant les désirer physiquement. Le désir, une émotion bien complexe ! Désir, possession. Non, je pense que l'on peut vivre avec une seule et unique personne, l'aimer, avoir des fantasmes sur les charmes physiques ou spirituels d'autres, sans les concrétiser, ça fait partie du jeu ! Un peu de rêve, de magie, de mystère; un couple est une alchimie, soit l'on crée du bronze, lourd et pesant, vide d'amour et de sens, soit l'on crée de l'or, léger, lumineux et Amour est synonyme de respect...donc d'épanouissement.
Enfin, c'est une idée !
La procréation, les enfants... je ne suis pas assez vieille pour avoir une idée bien précise, les miens me pompent l'air en ce momment et je tremble pour eux ! ! !
Gros bisous Z et à bientôt j'espère.
commentaire n° : 8 posté par : Arc-en-ciel (site web) le: 06/07/2008 00:32:27
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